Devenues Parc National en 2012, année où nous débutions la pratique KM, j’attendais depuis cette époque que se présente l’opportunité d’y naviguer en tandem.
C’est que de nombreuses conditions doivent être réunies pour profiter au mieux de cette excursion sur une unique journée :
- Une bonne couverture météo avec une mer calme à très peu agitée. Ici le vent d’ouest notamment peu se lever vite et fort avec des caps exposés et une côte qui ne laisse que peu d’abris, hormis le fond des calanques. Et puis la visite de certaines grottes marines étroites ne peut s’envisager que sans houle.
- Une période hors week-end et vacances. Comme tous les lieux qui subissent une forte pression touristique, on en profite mieux lorsque celle-ci est à marée basse.
- Plutôt au printemps ou en fin d’été. En été le soleil peut vite devenir un ennemi, tandis qu’en hiver, il n’est plus assez haut pour inonder suffisamment les calanques et en faire ressortir toute la lumière et les reflets turquoises.
- Naviguer tôt le matin. La mise à l’eau est toujours compliquée et les spots sont rares. Il faut déjà trouver une place de parking pas trop éloignée de celle-ci (encore plus difficile avec un van ), décharger notre long tandem et son matos associé, et avoir le temps de réaliser un aller-retour d’une trentaine de km si on ambitionne de visiter les calanques les plus emblématiques (Port-Miou, Port-Pin, En-Vau, Oule, Devenson, Sugiton et Morgiou).
Nous sommes donc arrivés la veille d’une belle journée anticyclonique de fin d’été, avec une nuit dans le camping peu recommandable de Cassis (très étriqué et bruyant).
Au petit matin, la chance d’une bonne place de parking exceptionnellement gratuite (elles sont rares dans Cassis), proche de notre mise à l’eau plage du Corton, mais dont l’accès n’est possible que via un escalier étroit avec un angle droit impossible à franchir avec un kayak de 5m85 et 29 kg ! Heureusement, magie du démontable, nous l’avons sectionné en deux pour franchir l’obstacle, puis remonté une fois sur la plage.
La navigation était rêvée : plan d’eau lacustre, visite de quelques grottes et failles, juste quelques rares kayaks et paddles sur la zone, tandis qu’une foule raisonnable a commencé à gagner le fond des calanques d’en Vau et de Port Pin à la mi-journée.
Picnic dans cette dernière, amarrés avec précaution aux câbles qui équipent les rochers, le débarquement direct sur les plages étant désormais réglementé.
Picnic sur les rochers alors que la plage est déjà bien remplie malgré un milieu de semaine hors congés
Nous espérions un peu de vent thermique pour faciliter le retour sous voile, mais il ne s’est levé que mollement dans la baie de Cassis.
Néanmoins, avec une vitesse de croisière proche des 8 km/h sans forcer, ce tandem léger permet des distances et moyennes respectables pour de futures navigations !





















Très jolies photos, et le kayak est superbe. Très visible.